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De retour de Kobé (Japon) où il a présenté une trentaine
d’œuvres, JPG expose à Genève où il investit les cimaises de la galerie du Tir.
Fidèle à lui-même, inlassablement il poursuit ses conquêtes alchimiques. Ses
oeuvres sont comme la mémoire colorée des territoires traversés: l'ocre, terre
d'Italie, le sépia, la cendre habillent ses fonds de tons chauds. Limaille
rouillée, enfumages, papiers récupérés façonnent d'un voile léger ses reliefs.
Le sable de Provence, oxydé, déposé sur la toile laisse des traces de caresses
d'une sensualité extrême.
Ses oeuvres respirent, transpirent, avalent, rejettent. Elles peuvent à tout
moment dévoiler des secrets ou « claquer entre les doigts ». Le résultat est
prenant, grisant. Empreinte inconsciente ramenée de
la Terre
du Soleil Levant, Jean-Pierre GRELAT ratisse soigneusement sa toile et nous
parle de paysages infinis. Magistrale simplicité que ces ronds succédant aux
ronds, que ce cercle rouge unissant l'ombre et la lumière. C'est un peintre qui
se dévoile une nouvelle fois aujourd'hui avec cette impatience teintée
d'appréhension propre à tout artiste.
M.V.
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